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Black-Out : Pourquoi aucun média français n’a diffusé la vidéo de l’attentat de Yavné ?

Les images insoutenables de la tentative d’assassinat d’un Israélien par un djihadiste palestinien ont été ignorées par la quasi-totalité des grands journaux français.

 

L’attentat commis ce mercredi 2 août à Yavné, en Israël, n’a pas guère soulevé d’émotion en France.

Il faut dire qu’aucun grand organe de presse français n’a jugé utile de diffuser les images de l’agression, contrairement à tous les médias israéliens.

Ces images, provenant des caméras de surveillance du supermarché de Yavné où a eu lieu la scène, témoignent de la violence et de la haine dont le terroriste palestinien était animé à l’égard de sa victime juive.

Durant de longues secondes, les caméras ont filmé la tentative d’assassinat perpétrée par le djihadiste, Ismaïl Ibrahim Abou Aram, contre l’employé du supermarché qui tente de se défendre puis de lui échapper.

 

 

Très grièvement blessé, l’employé est aujourd’hui dans un état encore jugé critique.

Le terroriste a été maîtrisé par des passants alors qu’il prenait la fuite. Protégé de ceux qui veulent le lyncher, il est ensuite arrêté par la police.

 

 

Même si ces images sont difficilement soutenables, on ne peut que s’interroger sur les raisons qui ont poussé les médias français à ne pas les diffuser.

 

Nul doute que s’il s’était agit d’un document produit par la propagande palestinienne et censé illustrer la violence israélienne à l’égard des Palestiniens, il aurait été largement repris.

De l’affaire Al-Dura aux images bidons produites à Gaza, les exemples abondent de séquences frelatées reprises – souvent avec complaisance et sans la moindre vérification – par la presse française.

 

L’actualité était-elle trop dense mercredi 2 août pour assurer à cette information une place dans les grands journaux TV ?

Non, elle tournait plutôt au ralenti en ce milieu de période estivale.

Après les incendies en Corse et les affres de la canicule, le 20 heures de TF1 a meublé sa page « étranger » avec un long reportage sur les adieux du prince Philip d’Angleterre…

 

 

… et sur de mystérieux signes archéologiques découverts au Pérou, dans la Cordillère des Andes.

 

 

Les choix éditoriaux des autres grandes chaînes TV étaient à l’avenant.

Rien non plus, à propos de l’attentat de Yavné, sur les sites des principaux journaux français…

 

Comment expliquer alors ce black-out médiatique ?

Peut-être cette tentative d’attentat a-t-elle eu lieu dans ce que la presse française appelle les « colonies » ? Dont l’AFP (pour ne citer qu’elle) affirme régulièrement qu’elles sont peuplées de « Juifs extrémistes » ? Ce qui pourrait – selon la doctrine en vigueur expliquer le geste d’un Palestinien opprimé, donc désespéré ?

Eh bien non ! L’attentat à eu lieu au magasin « Shoufersal » de Yavné, au sud de Tel-Aviv.

 

Source : capture d’écran YouTube – Times of Israel

 

Très loin de la Judée-Samarie et des territoires palestiniens.

 

 

Yavné, ville juive par excellence, est un lieu symbolique où furent fondées les premières écoles talmudiques (yeshivot) après la destruction du Temple de Jérusalem (on peut à cet égard se poser la question de savoir si la date de l’attentat, au lendemain du 9 av où les Juifs commémorent cette destruction, n’est pas totalement le fait du hasard).

Et c’est bien sur un simple employé du magasin, qui n’a d’autre tort que celui d’être juif, que le terroriste palestinien s’est acharné.

Ce déchaînement de violence témoigne d’une haine aveugle et d’une volonté implacable : tuer un Juif.

Est-ce pour cette raison que les salles de rédactions françaises ont préféré ignorer la vidéo et ne pas la diffuser ?

« Cachez cette haine que je ne saurais admettre ! » C’est l’une des constantes depuis des années de la désinformation anti-israélienne : la négation systématique de l’éducation à la haine dispensée aux populations palestiniennes à l’encontre des Juifs.

Dans la vulgate médiatique mise en place, le Palestinien est forcément l’agressé. L’Israélien demeure l’agresseur.

On peut ajouter une raison supplémentaire pour expliquer ce silence, qui n’est que le corollaire de ce qui a été énoncé : une bonne partie de la presse française n’a pas la conscience tout à fait tranquille.

Peut-être commence-t-elle à admettre qu’elle n’a pas toujours fait preuve de la plus grande clairvoyance dans le traitement de l’information en provenance du Moyen-Orient ?

Peut-être certains en viennent-ils à comprendre les ficelles de la propagande palestinienne dont ils ont parfois été les serviteurs zélés ou les « idiots utiles », pour reprendre une terminologie léniniste.

Aujourd’hui – après les attentats du Bataclan et de Charlie Hebdo – le djihad et le terrorisme islamiste ont moins bonne presse en Europe et en particulier en France.

La motivation des laudateurs de la cause palestinienne s’est quelque peu émoussée, mais les images de la vidéo de Yavné les renvoient à une violence meurtrière qu’ils ont trop longtemps tolérée quand ils ne l’ont pas eux-mêmes attisée.

Voilà sans doute pourquoi il a été jugé préférable de ne pas diffuser ces images.

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Auteur : © InfoEquitable.

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Derniers commentaires
  • Juste une petite précision. Je préfère, personnellement, parler de « territoires sous contrôle palestinien » que de « territoires palestiniens », car parler de « territoires palestiniens » c’est considérer qu’ils sont les leurs, ce qui n’est pas le cas.

    Vous écrivez « Très loin de la Judée-Samarie et des territoires palestiniens. », mais en fait, non, ce n’est pas si loin. Rien n’est loin en Israël. C’est un tout petit pays.

    Enfin, les territoires sous contrôle palestiniens sont en Judée et en Samarie.

    Voiliu 🙂

    Désolé pour ces petites précisions qui me semblent importantes à faire.

      • Oui, j’avais compris le propos. Je précisais juste ma pensée sur ces points.

        Ce n’est donc pas sur le fond mais sur la forme que je parlais car votre article est bien écrit et ‘on comprend ce que vous vouliez dire. C’est juste au niveau de la forme que certains éléments « territoires palestiniens » et « très loin de la Judée-Samarie et des territoires palestiniens » que je rencontrais des problèmes.

        Si je l’ai stipulé, c’est parce que je pense que la forme est aussi importante que le fond, et que le choix des mots véhicule une pensée. Cette pensée doit être aussi juste que l’est le fond du propos, ça me semble important. C’est ce pourquoi je le soulignais.

        🙂

        • Le prétexte des « colons » est un prétexte occidental pour accabler Israël. L’Occident est suffisamment à la ramasse pour oublier que les Arabes ne sont pas originaires de ce pays alors que les Juifs si, que près de 80% de cette terre leur ont déjà été donnés par les Britanniques, que les Arabes ont rejeté la résolution 181, ce qui fait qu’il n’existe aucun « territoire palestiniens », comme ils les appellent, que ces territoires ont bien été occupés, oui, mais par la Jordanie et l’Egypte jusqu’en 1967 et qu’accuser le colonisé d’être le colonisateur et la plus sûre façon de défendre la colonisation et les puissances coloniales. Le discours occidental qui se veut anti-colonisateur est donc d’une hypocrisie spectaculaire.

          Les Arabes, eux, prétendent que les Juifs sont des colonisateurs où qu’ils soient en Israël, que ce soit à Neve Tsuf ou à Tel Aviv.

          Je soupçonne l’Occident de prétendre cela aussi. Cela explique pourquoi les médias français, par exemple, parlent de colonies dès que c’est au-delà de la ligne verte même quand c’est en zone C. C’est ce qui explique pourquoi ils critiquent la présence juive à « Jérusalem-Est » même quand c’est dans l’Ouest ou le Nord yéroushalmi.

          Je pense qu’il existe un fond d’antisémitisme en Occident, et plus précisément en Europe, avec la France, comme pays en tête… Quelque chose qui n’a pas été résolu, qui est demeuré (sans jeu de mot).

          • Tout en étant complètement d’accord avec ce qui est développé ici, j’émettrais toutefois une remarque sur l’accusation de la France comme tête de pont de l’antisémitisme. Il n’est pas sain de faire des classements, mais je crois me souvenir avoir lu qu’à la fin du XIXème, on pouvait se taper un juif à coup de madriers dans les rues de L’Vov, ou de Kiev, sans que cela ne fasse frémir quiconque. On charge sans cesse les français des pires maux pendant l’occupation, c’est oublier les conduites horribles des ukrainiens à Babi Yar, et partout où ils ont aidé les einsatzgruppen. Oui, il y a des choses qui permettraient d’accabler bien des nations, comme les suisses, qui ont méticuleusement tiré leur épingle du jeu. On a embêté la SNCF, mais pas Ugo Boss ou Mercédès, même pas Maggi la suisse, qui demandait des forçats dans son usine de l’autre côté de la frontière allemande…

  • Au contraire les médias ont voulu nous protéger, en effet cette vidéo montre un mode d’emploi et n’aurait fait qu’exciter et donner envie de faire la même chose à ces nombreux  » déséquilibres « …Ne jamais oublier qu’ils font La fête quand un juif meurt…

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