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Constructions illégales en Cisjordanie : Le Quai d’Orsay viole les accords d’Oslo mais invoque « le droit international »

La France condamne Israël

Selon un article du Figaro du 12 août, le Quai d’Orsay a condamné les destructions opérées par l’armée israélienne de structures financées par la France dans le village palestinien de Nabi Samuel, situé dans la zone C de la Cisjordanie.

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Le Figaro indique :

Les Affaires étrangères françaises ont condamné hier la destruction, la semaine passée, de structures financées par la France dans le village de Nabi Samuel, en Cisjordanie. C’est la troisième démolition ou confiscation de bâtiments financés par la France en 2016, a dit le Quai d’Orsay. Il a exprimé « sa grave préoccupation face à l’accélération du rythme des démolitions et confiscations de structures humanitaires. »

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Dans sa déclaration officielle, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères s’est également ému de la destruction de « plusieurs autres projets financés par l’Union européenne » et il ajoutait un détail tronqué dans l’article du Figaro : les structures humanitaires dont il se préoccupait des démolitions et confiscations étaient « destinées à la population palestinienne en zone C » .

Bras de fer sur la Zone C

Depuis plusieurs années, la France ainsi que l’Union européenne tentent d’appliquer en Cisjordanie une politique du « fait accompli » en faveur des Palestiniens.

La France et l’Union européenne financent ainsi des constructions de diverses structures préfabriquées sous couvert « d’activités humanitaires ».

La stratégie européenne vise clairement à contrer le développement des localités juives en créant des infrastructures destinées aux populations palestiniennes.

Les Européens espèrent que le drapeau bleu étoilé de l’UE qui figure sur ces bâtiments légers dissuadera les Israéliens d’intervenir.

La Zone C demeure sous le contrôle absolu d’Israël aux termes des accords d’Oslo

Les Israéliens n’ont pas cédé à cette intimidation. Selon les accords d’Oslo signés par les Palestiniens, Israël conserve le contrôle total (administratif et sécuritaire) de la zone C qui représente environ 60% de la Cisjordanie.

Même si le processus de paix israélo-palestinien est actuellement au point-mort, les accords d’Oslo, soutenus par la communauté internationale et en particulier l’Union européenne, sont aujourd’hui toujours en vigueur, dans l’attente d’un règlement définitif du conflit.

C’est pourquoi les Israéliens considèrent que les constructions effectuées sans leur autorisation sur cette zone sont totalement illégales, fussent-elles estampillées de la bannière européenne ou du drapeau tricolore.

Depuis le début de l’année 2016, 726 structures ont ainsi été démantelées par Tsahal sous le contrôle de la justice israélienne.

Vidéo d’une opération de destruction d’une installation de l’Union européenne, le 9 août dernier au sud de Hébron (source : B’Tselem)

Le Quai d’Orsay invoque le « droit international »

Manifestement mécontente de l’attitude israélienne, la France, par la voix du porte-parole du Quai d’Orsay, a donc « condamné » ces évacuations en invoquant la légalité internationale :

Nous appelons les autorités israéliennes à mettre fin à ces opérations qui sont contraires au droit international.

Commentaire

La déclaration du ministère des Affaire étrangères souffre d’un manque certain de précision.

Le porte-parole n’indique en rien en quoi les mesures prises sur le terrain par l’armée israélienne contreviendraient au « droit international ».

Au delà du caractère laconique de cette déclaration, on peut légitimement se demander si cette formule ne relève pas d’un part-pris anti-israélien dont le Quai d’Orsay s’est traditionnellement fait une spécialité.

Sur le terrain de la légalité, InfoEquitable souhaiterait connaître la réponse du ministère des Affaires étrangères aux questions suivantes :

– La France reconnait-elle la souveraineté israélienne sur la Zone C de la Cisjordanie prévue par les accords d’Oslo ?

– La France considère-t-elle que des programmes de constructions sur cette zone – fussent-ils à but humanitaire – doivent se réaliser en coordination avec les autorités israéliennes et après avoir sollicité leur autorisation ?

– Les autorités françaises avaient-elles sollicité ces autorisations en ce qui concerne notamment les installations de Nabi Samuel détruites par l’armée israélienne le 3 août dernier ?


Image : COGAT spokesperson

Auteur : InfoEquitable

Dernier commentaire
  • Il faudrait une bonne fois pour toutes dire la Vérité, et admettre qu’Israël dont sa capitale est toute Jérusalem, est un pays de droit, souverain et démocratique, le seul. Quant à toujours être d’un seul côté pour la France et le Monde, Israël ne va pas attendre le mal accompli pour se rendre compte non seulement de son droit international, qui devrait être admis dans l’honnêteté par le Monde, mais que les conséquences pourront être désastreuses pour Lui et le Monde (cf le Sinai, Gaza…..)

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