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Dans « Soir 3 », Franck Genauzeau perpétue le mythe des réfugiés palestiniens

Le journal télévisé de France 3 a présenté le 14 avril un reportage intitulé : « Gaza – les raisons d’une situation explosive ».

Le correspondant de France Télévisions Franck Genauzeau ouvre le sujet sur une vieille dame qui brandit des clés sorties d’un tiroir.

 

« Ce sont les clés de ma maison. J’en suis partie à 18 ans, elle est juste de l’autre côté de la frontière mais je n’ai jamais pu y retourner. »

 

 

Le thème du « réfugié palestinien » à la sympathique mine burinée par le temps qui garde depuis 70 ans l’espoir de retourner chez lui – c’est à dire sur le territoire devenu israélien après 1948 – est un grand classique de la propagande palestinienne.

 

 

Tout un art a fleuri autour de ce sujet.

 

 

C’est aussi le thème de la revendication officielle du Hamas dans la « Grande marche du retour » qu’il organise depuis fin mars, en envoyant des émeutiers à la frontière israélienne tous les vendredis. Le logo de la « marche », qu’aucune chaîne de télévision française ne prend la peine d’analyser, est très explicite : tout l’Etat juif (frontières englobant Israël) doit disparaître pour devenir la Palestine (couleurs du drapeau). L’outil au service de cette cause est la fameuse clé des « réfugiés », symbolisant un « droit au retour ».

Franck Genauzeau reprend le récit convenu sur ces réfugiés partis de leurs maisons en 1948. « 70 ans plus tard, la famille vit toujours de l’aide humanitaire fournie par les Nations unies ».

Il n’explique pas que ce sont les seuls réfugiés au monde maintenus depuis des décennies dans un statut transmissible de génération en génération par une agence dédiée de l’ONU. Il n’existe aucun autre cas de réfugiés transmettant leur statut à leurs enfants, et tous les autres réfugiés du monde dépendent du HCR, le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU.

L’UNRWA, agence onusienne desservant plusieurs millions de personnes descendant des 700,000 réfugiés arabes partis de chez eux après que les pays arabes aient attaqué Israël dès sa déclaration d’indépendance en 1948, maintient cette population dépendante pour garder ouverte la possibilité d’un « retour ». Cette action est possible grâce au soutien financier des pays occidentaux : voir le tout récent communiqué du Sénat français à ce sujet demandant au gouvernement d’accroître la contribution française au-delà des 7,7 M€ promis à l’UNRWA en 2017).

 

 

Le reporter n’explique pas non plus qu’un nombre similaire de réfugiés juifs fut chassé des pays arabes (et leurs biens confisqués). Eux se sont depuis intégrés en Israël ou dans des pays d’accueil européens sans dépendre de la communauté internationale.

 

 

Les « réfugiés palestiniens » sont une arme, une arme démographique entretenue pour espérer envahir et remplacer un jour l’Etat juif.

La solidité d’Israël ne permet cependant pas à cette arme d’être exercée dans un futur proche : les réfugiés et leur clé sont donc aussi un instrument de propagande pour dépeindre Israël comme un usurpateur qui aurait volé leurs terres – alors que le refus arabe du plan de partage de 1947 voté par l’ONU, et la guerre déclenchée par les pays arabes contre l’Etat juif naissant, est la cause de leur fuite.

Pour fonctionner, cette propagande a besoin de relais : il est triste de constater qu’un organisme de service public comme France Télévisions puisse en faire partie, en mettant en avant ce récit sans donner la moindre explication sur le contexte historique et l’origine du statut des « réfugiés ».

Car Franck Genauzeau n’apporte aucune contradiction ou nuance après avoir donné la parole à un petit-fils de la vieille dame, titulaire de ce titre de réfugié héréditaire, qui explique :

 

 

 

« On en a marre de Gaza. Jusqu’à quand devra-t-on réclamer le droit de rentrer chez nous ? Un jour doit venir ou nous exercerons ce droit. »

 

Par son silence, le reporter légitime ce « droit » au retour. Il justifie même, dans la phrase suivante, les troubles organisés par le Hamas à la frontière avec Israël : « Comme beaucoup de jeunes Palestiniens, cela fait trois semaines qu’ils vont manifester chaque vendredi à la frontière entre Gaza et Israël. »

 

Ce qu’ils manifestent, c’est leur envie d’envahir Israël

La charte du Hamas, au pouvoir à Gaza et instigateur de la « marche du retour », appelle à éliminer Israël. Cela n’est pratiquement jamais expliqué aux téléspectateurs à qui l’on sert, comme dans ce reportage, des justifications misérabilistes : le manque d’électricité à Gaza (dû, mais ce n’est pas dit, en partie à des rivalités entre le Hamas et le Fatah), le manque de travail à Gaza… Or les ressources existent. Elles sont simplement allouées à d’autres priorités que le développement humain : le territoire est gouverné depuis 2007 par le Hamas qui investit des millions de dollars dans la construction de roquettes et des tunnels pour attaquer Israël.

Il y a aussi le thème du blocus, déclaré par Israël en réaction au terrorisme du Hamas mais présenté comme la source des problèmes économiques.

Au moins, Frank Genauzeau en explique la raison et nomme enfin – mais en y consacrant une seule phrase et alors que plus de la moitié du reportage s’est écoulée ! – le Hamas dont il rappelle à juste titre la désignation terroriste par l’Union européenne : « Des restrictions très strictes imposées par l’Etat hébreu depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes du Hamas. Classé organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne, le Hamas a régulièrement ciblé le territoire israélien par des tirs de roquettes ou des tunnels. »

 

 

Passée cette révélation, judicieusement illustrée par monument public qui montre l’idéologie belliqueuse à laquelle Israël est confrontée, le bien-fondé du blocus est aussitôt relativisé et présenté comme une réaction excessive qui transfère sur Israël la responsabilité des maux de Gaza : « Israël a répondu par trois guerres destructrices qui ont laissé la population exangue. Parmi les premières victimes de ce blocus, il y a les malades. »

Le blocus vise les biens pouvant avoir un usage militaire contre Israël (béton pour les tunnels, métal pour les roquettes, produits chimiques…) mais c’est donc un hôpital qui sert à l’illustrer dans le reportage, où un médecin affirme que le service des urgences manque de seringues et de sondes. Les hôpitaux, à Gaza, ne permettent pas seulement à soigner les malades. Ils servent aussi à cacher des armes et des combattants autour de boucliers civils pendant les phases de conflit ouvert; et le reste du temps, ils sont un vecteur de propagande idéal pour stigmatiser le blocus israélien et éviter la conversation autour des activités militaires et terroristes du Hamas.

 

 

Avec la vieille dame et le médecin, c’est un jeune vendeur de menthe de 16 ans qui complète le casting approuvé par le Hamas (sans qui aucun tournage de reportage n’est possible à Gaza) en assurant que le manque d’argent et de travail pousse les jeunes qui « n’ont pas de futur à Gaza » à « accepter d’aller se faire tirer dessus à la frontière avec Israël pour toucher le salaire que le Hamas promet aux blessés ».

 

On constate en arrière-plan que le blocus israélo-égyptien n’empêche pas La vache qui rit (connue comme « البقرة الضاحكة (Āl-Baqarah Ād-Dahika) » dans les pays arabes), peu suspecte de pouvoir être détournée pour un usage militaire, d’arriver sur les étals bien fournis des marchés de Gaza.

 

C’est bien le Hamas qui finance ce spectacle macabre à destination des télévisions occidentales, en incitant des jeunes à affronter les soldats israéliens qui protègent leur frontière. Les tirs israéliens ciblent les terroristes actifs, comme le révèle le bilan (le Hamas lui-même a reconnu la mort de combattants). Un Gazaoui blessé ou tué, c’est un point marqué dans les médias qui rapportent invariablement le bilan en termes numériques sans expliquer les causes des affrontements (lancements de pierres et de cocktails Molotov par les activistes dont certains tentent de créer des brèches dans la clôture frontalière pour s’infiltrer en Israël et y commettre des attaques terroristes).

On peut remercier Franck Genauzeau d’évoquer l’implication financière du Hamas dans les heurts de ces dernières semaines. Si seulement il avait été jusqu’au bout du raisonnement en cherchant la cause de la pauvreté de certains Gazaouis alors que les dirigeants du Hamas et leurs famille vivent la belle vie et consacrent des montants faramineux au terrorisme contre Israël plutôt qu’au bien-être de leur population.

Si la « marche du retour » n’a pas lieu à la frontière égyptienne, alors que l’armée égyptienne maintient également un blocus, c’est que l’Egypte n’est pas juive. La priorité du Hamas, c’est d’éliminer Israël.

 

La clé du conflit

On ressort de ce reportage sur « les raisons d’une situation explosive » avec l’impression que « la misère causée par le blocus israélien » et « la confiscation par Israël du droit au retour des réfugiés palestiniens » sont la clé du conflit.

Or cette clé n’est peut-être pas tant à chercher dans les tiroirs d’une vieille dame que dans les motivations d’un parti politique islamiste tenant sous sa coupe un territoire qu’il utilise comme une base dans l’espoir de détruire, un jour, le pays voisin parce que c’est un Etat juif.

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Derniers commentaires
  • Nous avons près d’un million de clefs aussi détenues par des juifs virés des pays arabes.
    Si nous faisions le compte, nous sommes perdants !
    Non seulement on a laissé des maisons et d’autres biens mais en plus nous avons perdu des hommes, femmes et enfants en route, assassinés par des soldats qui voulaient de l’argent contre les vies des juifs.
    Si on racontait l’histoire de ces déplacements forcés histoire de rééquilibrer un peu les choses ?

  • Il n’y a jamais eu d’arabes forcés par les Juifs de quitter de force le territoire israélien.

    Les arabes à la demande des militaires arabes de quitter le territoire pour leurs faciliter de pousser les Juifs à la Méditerranée, se disent aujourd’hui des réfugiés forcés par Israël.

    Ils ont beau brandir des clés. Ils devraient plutôt demander des comptes aux pays arabes qui ont voulu la facilité militaire à pousser les Juifs à la Méditerranée. Nous connaissons la réalité historique.

    Que dire des arabes qui ont décidé de rester sur le territoire et qui sont aujourd’hui des israéliens ?

  • Moi aussi j’ai encore les clefs de ma magnifique villa qui m’a été volée à Alger par les Arabes.
    Mais en 1970 Israël nous a aidé à refaire notre vie avec nos enfants. Et on ne pleure pas misère. Les soii-disant réfugiés arabes doivent s’installer et être admis dans le pays de leur choix et arrêter de se plaindre.

    • Nous on a emporté que la mezouza qui bénissait l’entrée de notre maison.

      Tout le reste, commerce, maison, biens et comptes bancaires… volé, spolié, arabisé !

  • J ai vu ce « reportage », je devrais dire cette propagande pro-Hamas. J’ai été outré. Comment une chaîne TV peut elle diffuser un tel message?? Ce n’est pas de l’info objective. Ce n’est pas du journalisme. C’est une attaque manifeste contre ISRAËL.

  • Les falestiniens ont vraiment réussi à hisser la stupidité au niveau d’un art. Ils sont probablement les seuls.

    • …et En plus de leur statut de réfugié héréditaire et leur stupidité qu’ils transmettent à leurs enfants il y a une haine abyssale d’Israel

  • Ou sont passés les 900000 juifs des pays arabes souvent natifs avant les arabes eux-mêmes? Où sont passés les survivants de la Shoah si bien accueillis dans leur pays d’origine? Tous sont possesseurs de Clés, mais leurs habitations et leurs biens ont été spoliés.
    Quelle aide internationale leur a été attribuée si ce n’est par leurs coreligionnaires (et les réparations allemandes sont le prix modeste des cendres et des vols) ?
    Comme on le voit la situation leur a été plus favorable!!!
    La situation héréditaire unique au monde interpelle d’autant que leurs frères de la Ouma regorgent de pétrole, de dollars, d’espace dans 23 pays arabes dont la majorité sont d’ailleurs originaire depuis la fin du XIX° siècle et début du XX°. Grâce à qui?? Et d’ailleurs ‘ARAFAT n’est-il pas natif du Caire?
    L’Europe et ses journaleux ignares ne nous pardonneront AUSCHWITZ-BIRKENAU (et nous non plus d’ailleurs en emportant nos clés symbole de notre misère pendant 2 millénaires, à rappeler à ce perroquet).

  • Ce sont des mensonges: ce sont les juifs qui ont été expulsés de GAZA par l’armée d’Israel , pas les palestiniens.

  • Comme mon Amie Nina, je suis aussi un Juif Tune, et voilà une partie de ma réponse !

    http://www.danilette.com/article-l-epuration-ethnique-des-juifs-en-pays-arabes-emma-dressou-75542225.html

    Une petite partie… Je n’ai eu droit, comme mon père ou ma mère, que le droit de la boucler, tout comme nos deux valises en carton (et sans roulettes 😆 ) et 10 dinars (monnaie de singe en poche).

    Mes parents comme moi n’étions que des juifs « expulsés » de ce Musulmanistan. Mes enfants, mes petits enfants sont nés en France. Nous avons tiré un trait (douloureux surtout pour les parents), avons tapé dans la butte, retroussé les manches et nous nous en sommes bien sortis ! Devenus français à notre tour, notre gratitude pour notre patrie nouvellement adoptée a fait que nos enfants ont fait de belles études, récompensées par des professions dites « prestigieuses ». Nos petits enfants font encore mieux, se préparant à devenir ce qu il est convenu d’appeler de « grands commis de l’état ».

    Jamais, ni moi, ni mes parents, ni mes enfants n’avons touché une seule journée de « chomedu ».

    Nous fumes très reconnaissants à la France de nous avoir logés dans un HLM de la région parisienne, durant les 7 premières années les plus dures…

    Et ces éternels « réfugiés » qui à la quatrième génération osent encore brandir de ces clés rouillées !!!!

    La mendigoterie, l’absence totale de vergogne, voilà surtout ce qui caractérise ces populations de couineurs. Dans 70 ans, vous verrez, ils seront toujours des réfugiés perpétuels, comme le mouvement du même nom… Sauf qu’eux c’est plutôt un immobilisme stagnant…

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