AccueilVeille médiasCorrigé – « Nazareth, ville occupée » : négation d’Israël dans Télérama

Corrigé – « Nazareth, ville occupée » : négation d’Israël dans Télérama

Nazareth, « ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne » : il n’existe aucune justification à cette description, sauf à contester la légitimité de l’Etat d’Israël.

 

Mise à jour

Suite à l’article d’InfoEquitable lisible ci-après, Télérama a corrigé sa phrase en supprimant d’abord dans la version internet de l’article la mention d‘« occupation israélienne ». InfoEquitable a alors demandé à la rédaction de Télérama si elle envisageait d’effectuer une rectification dans la version papier du magazine : la rédaction a répondu positivement en annonçant la publication d’un rectificatif dans le prochain numéro, ce qu’elle a fait le 9 janvier. InfoEquitable remercie Télérama pour sa réaction.

 

Correction de l’article sur le site internet

 

Echange avec la rédaction de Télérama suite à la première correction sur le site internet :

 

 

La rédaction de Télérama promet de publier un rectificatif dans le prochain numéro papier :

 

 

Télérama publie le rectificatif dans son édition imprimée n°3600 du 9 janvier 2019 :

 

 

InfoEquitable remercie ses lecteurs d’avoir appuyé notre demande et contribué ainsi au rétablissement des faits.

 

_ _ _

 

En novembre dernier, un correspondant de France Inter avait décrit trois localités de Galilée comme des « colonies ». La Galilée fait partie d’Israël depuis l’indépendance de ce pays en 1948 et cette description revenait à faire de l’Etat d’Israël dans son intégralité une colonie – sous-entendu, un pays occupant de manière illégitime un territoire ne lui appartenant pas ; un pays implicitement appelé à disparaître, donc. Après la révélation de cette erreur par InfoEquitable, la radio avait reconnu le problème et corrigé le reportage.

Moins de deux mois plus tard, Télérama commet exactement la même erreur. Dans le numéro 3596 du 12 décembre 2018, le critique Pierre Murat donne son avis sur le film « Wajib : l’invitation au mariage » (en complément à cette revue, nous recommandons à nos lecteur le décryptage, véritable « critique de la critique de Télérama », de Liliane Messika).

L’histoire se déroule à Nazareth. Commençant par évoquer les personnages du film, Pierre Murat enchaîne :

 

Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir [NDLR la réalisatrice] de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %.

 

Nazareth, occupée par Israël ?

Nazareth se trouve en Galilée, dans le district nord d’Israël. Elle en est la plus grande ville. Depuis 1948, cette région fait partie de l’Etat d’Israël.

Il est courant que la Cisjordanie (ou Judée-Samarie, région occupée par la Jordanie de 1949 jusqu’à la victoire israélienne de 1967 qui fut obtenue après une guerre provoquée et perdue par la Jordanie et ses alliés arabes), soit décrite comme « territoire occupé par Israël ». Bien que cette terminologie nous paraisse inappropriée, elle peut se comprendre lorsqu’elle s’applique à la Cisjordanie du point de vue des partisans de la « solution à deux Etats », qui disent souhaiter un retrait total israélien de cette région, mais la coexistence d’un futur « Etat de Palestine » avec un Etat d’Israël restreint à ses frontières « d’avant 1967 ».

Mais Nazareth n’est pas située en Cisjordanie (West Bank sur la carte ci-dessous). La ville, tout en étant habitée presque exclusivement par des minorités nationales (arabes musulmane et chrétienne), se trouve de façon incontestable dans les frontières internationalement reconnues de l’Etat juif.

 

 

A moins de considérer Paris comme occupée par la France, ou Tokyo par le Japon, la seule manière de comprendre la désignation de Nazareth comme une ville occupée est la volonté de ne pas reconnaître la légitimité du pays dont elle fait partie, l’Etat d’Israël, et donc de le voir disparaître.

Est-ce ce que la rédaction de Télérama souhaite ? Nos lecteurs peuvent poser la question à Télérama ici.

Nous avons pour notre part peine à croire que ce soit le cas, et serons rassurés si, comme France Inter a su le faireTélérama corrige la phrase en question.

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Auteur : InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.

Derniers commentaires
  • Dites ça à Jésus Christ et pour le coup il tombe de la croix même 2000 ans plus tard! Eh Télérama, retournez au catéchisme si vous y êtes allé sinon je vous conseille Wikipédia!

  • Les journalistes de ces textes érronés ne sont ni des imbéciles et ni des idiots, ils sont des antisémites haineux et racistes qui empestent l’ambiance humaine.

  • Les bien-pensants cathos de gauche de Télérama ont peut-être rompu avec la théorie de la substitution — depuis Jean XXIII, ce n’est plus à la mode –, mais ils ont remplacé la haine du Juif par la haine d’Israël.
    Au moins ils ont réagi, ce que la diplomatie française est incapable de faire.
    Bravo pour votre inlassable travail.

  • Ne plus acheter Télérama. Boycott.

  • J’ai eu la plaisir d’envoyer hier un mail à Télérama ainsi libellé : “Nazareth pétrifié par l’occupation israélienne. Bouleversant. Sales juifs. Je vous suggère un reportage sur Clermont-Ferrand, pétrifié par l’occupation française”.
    Je viens de recevoir un mail d’excuses de Télérama.

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