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Des fonctionnaires de l’ONU accusés de partialité interdits d’entrée en Israël

Israël a refusé des visas aux responsables de l’OCHA en raison de prises de positions biaisées de cet organisme dépendant de l’Organisation des Nations unies.

 

C’est un signal ferme envoyé aux fonctionnaires de l’ONU et aux responsables des différentes agences de l’organisation internationale. Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé qu’il suspendait la délivrance de visas diplomatiques aux fonctionnaires du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). 

 

 

Cette mesure de rétorsion a été décidée au plus haut niveau en raison des nombreuses prises de position anti-israéliennes de l’OCHA qualifiées de « mensongères » à Jérusalem.

« À maintes reprises, les responsables de l’OCHA ont choisi de passer sous silence les victimes israéliennes du terrorisme et le fait que les tueurs appartiennent à des groupes palestiniens. C’est une honte pour les Nations unies. Cette censure est le fait de pressions palestiniennes. Le sang juif ne peut être ainsi versé impunément. Tous les moyens doivent être pris pour lutter contre cette discrimination. Il n’y a aucune raison de continuer à autoriser l’entrée de responsables de l’ONU, qui mentent sur ce qui se passe dans la région et aident le terrorisme contre Israël », a déclaré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, pour justifier le refus de l’octroi des visas.

 

L’ambassadeur israélien à l’ONU Gilad Erdan

 

Selon Israël, les distorsions relevées dans les rapports de l’OCHA seraient « systématiques ». L’agence de l’ONU aurait coutume de minimiser le nombre des victimes israéliennes et d’exagérer celui des pertes palestiniennes.

En cas d’attentat terroriste, l’OCHA indique fréquemment que les victimes israéliennes sont mortes « dans des circonstances contestées ». Lorsqu’un djihadiste palestinien est tué ou blessé lors de combats avec Tsahal, l’agence de l’ONU reprend sans sourciller la version officielle des Palestiniens accusant Israël de violences à l’égard de civils désarmés.

Parmi les derniers incidents, le refus de l’OCHA de considérer l’assassinat de Shulamit Rachel Ovadia, une vieille femme de 84 ans tuée en septembre dernier à Holon par un Palestinien, comme un « attentat terroriste ».

 

 

Dans son communiqué, l’agence de l’ONU a indiqué laconiquement que les motivations du tueur n’étaient « pas claires ».

Au sujet d’Elyahu Kay, un Israélien de 26 ans assassiné l’an dernier par un tireur palestinien dans la vieille ville de Jérusalem, l’OCHA a indiqué qu’il était un « colon » et que son meurtre avait eu lieu « dans un territoire occupé ».

 

Eliahou Kay, assassiné à Jérusalem en novembre 2021

 

Eliahou Kay vivait en réalité à Modi’in-Maccabim-Reut, une ville israélienne située à l’intérieur des frontières reconnues internationalement.

La représentation israélienne à l’ONU avait officiellement protesté contre le caractère scandaleux de la distinction – par ailleurs mensongère – effectuée par l’OCHA entre les civils qui pourraient être considérés comme des « victimes du terrorisme » et les « colons » israéliens auxquels ce qualificatif pourrait être refusé.

Ces biais constants relevés dans les communiqués et les rapports de l’OCHA s’accompagnent de pressions et d’intimidations sur les personnels de l’agence de l’ONU. 

En août dernier, Sarah Muscroft, la responsable du bureau de l’OCHA à Jérusalem, a été démise de ses fonctions en raison d’un tweet publié sur son compte personnel, jugé « anti-palestinien ».

 

Sarah Muscroft, ancienne responsable de l’OCHA à Jérusalem

 

Dans ce tweet, Sarah Muscrof se félicitait du cessez le feu intervenu à Gaza à la suite d’une nouvelle confrontation armée entre Tsahal et les milices armées palestiniennes à Gaza. 

 

 

Dans son message, la responsable de l’OCHA soulignait que l’intervention de Tsahal avait été provoquée par de nouveaux tirs de roquettes venus de Gaza :

 

 

Face aux réactions incendiaires et à la levée de boucliers dans le camp palestinien, Sarah Muscroft avait retiré son tweet, confessant avoir été « mal informée », et présenté des excuses pour son « mauvais jugement ».

 

 

Rien n’y a fait. La fonctionnaire de l’ONU a été contrainte d’abandonner son poste à Jérusalem. Sans affectation officielle depuis, elle a fermé son compte Twitter.

Voilà brièvement exposées les quelques raisons pour lesquelles les autorités israéliennes ont décidé de ne plus faciliter les déplacements des fonctionnaires de l’OCHA en Israël.

 

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