AccueilVeille médiasIl traite les Israéliens d’«êtres abominables» – l’AFP le présente comme un amoureux du mélange des cultures

Il traite les Israéliens d’«êtres abominables» – l’AFP le présente comme un amoureux du mélange des cultures

Derrière la belle histoire de ce chef cuisinier venu enseigner les secrets de la préparation des pâtes italiennes à des prisonniers de Gaza se cache un personnage pas si appétissant.

 

Ancien rugbyman reconverti comme animateur d’émission culinaire en Italie, Chef Rubio, de son vrai nom Gabriele Rubini, est venu à Gaza pour « enseigner à dix prisonniers ses secrets de cuisine ».

 

 

Chef Rubio est décrit par l’Agence France-Presse (AFP) comme un idéaliste, épris du « “mélange des cultures” autour de la Méditerranée » qui pense que « “quelqu’un peut faire une erreur et peut renaître en prison et devenir une meilleure personne dans le monde extérieur” ».

L’agence le présente comme un « défenseur de la cause palestinienne », mais n’en dit pas plus sur cette facette de ses motivations.

 

Un tweet révélateur

Il se trouve justement que, quelques semaines avant son départ pour Gaza, Chef Rubio s’est fendu d’un tweet dans lequel il relayait une vidéo dont le contexte n’était pas précisé. Sous prétexte de soutenir les « résistants palestiniens » qui lancent des pierres contre « l’occupation » et se font « tirer dans la tête », il qualifiait tous les Israéliens d’« êtres abominables ».

 

 

Pas très mélange des cultures, tout ça…

Un responsable de la communauté juive de Trévise a porté plainte contre Rubini pour incitation à la haine raciale et pour diffamation, considérant que son tweet « incitait à la violence et alimentait la haine envers le peuple juif ».

Gabriele Rubini s’est défendu de tout antisémitisme en utilisant des poncifs que nombre d’observateurs trouveront… antisémites : « Je voudrais vous rappeler que les Palestiniens, bien que vous les considériez comme inférieurs aux bêtes, sont SEMITES, donc on ne m’attaque pas pour une histoire de l’antisémitisme mais juste parce que je critique la politique lâche et persécutrice d’Israël. Si Roberto Saviano dit qu’Israël peut être critiqué, alors pourquoi ne puis-je pas dire la vérité, que des tireurs d’élite sionistes tirent sur des enfants pour tuer et invalider les générations futures, afin de rendre le peuple palestinien dépendant d’Israël? Israël n’est pas une démocratie! Si l’État d’Israël est juif, il ne peut pas être démocratique, car il n’y a pas d’égalité. S’il est démocratique, il ne peut pas être juif, car une démocratie ne garantit pas des privilèges fondés sur l’origine ethnique. Fin de l’histoire. »

L’accusation des Juifs tueurs d’enfants renvoie directement à l’accusation moyenâgeuse de meurtre rituel à l’encontre des Juifs, accusés de tous les maux, du racisme à la discrimination ethnique). Entre diabolisation et calomnie, tout y est.

Quant à l’argument éculé de l’antisémitisme qui concernerait aussi les Arabes sémites, il faut vivre dans une grotte pour ne pas savoir que, depuis plus d’un siècle, le terme certes mal choisi d’antisémitisme désigne exclusivement la haine des Juifs. Ou être profondément malhonnête…

 

Accointances italiennes avec le terrorisme

L’AFP indique que le chef effectuait un « séjour de dix jours dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien, organisé avec une ONG italienne. »

L’agence de presse mentionne à deux reprises au cours des huit paragraphes ce « blocus israélien » bien qu’elle n’ignore nullement que le blocus est aussi égyptien, et qu’il ne porte de la part d’Israël que sur les matériaux pouvant avoir un usage militaire, comme par exemple le métal avec lequel les islamistes de Gaza peuvent fabriquer les roquettes qu’ils envoient sur les civils israéliens.

Mais surtout, aucune information n’est fournie quant à l’identité de l’ONG impliquée… A travers la presse italienne, on apprend qu’il s’agit de l’ACS – Associazione Cooperazione e Solidarietà.

Tournons-nous vers NGO Monitor pour en savoir plus. Il s’avère qu’en 2018, AICS – l’Agence italienne pour le développement et la coopération, qui dépend du ministère italien des Affaires étrangères – a octroyé €527,102 à l’ACS pour un projet avec l’UAWC (Union of Agricultural Work Committees), une organisation palestinienne affiliée au FPLP, le Front populaire de libération de la Palestine qui est lui-même considéré comme terroriste par Israël mais aussi par l’Union européenne et les Etats-Unis

Exemple concert de ce terrorisme : le 23 août 2019, une jeune Israélienne de 17 ans, Rina Shnerb, a été tuée dans un attentat qui a aussi blessé son père et son frère. Samer Arbid, l’homme accusé par Israël d’être le principal responsable de l’attentat, qui aurait préparé et fait détonné la bombe, travaillait comme directeur financier de l’UAWC

Le logo de l’UAWC, qui est donc une organisation amie de « l’ONG italienne » ACS avec laquelle Chef Rubio s’engage, est sans ambiguïté. Son symbole reprend la forme des frontières de 100% de la Palestine mandataire d’avant 1948, indiquant le désir de faire disparaître l’Etat d’Israël englobé dans ces frontières et d’en chasser les habitants juifs pour y substituer un unique pays entièrement arabe.

 

On est sans doute à mille lieues de ce que les lecteurs imaginent lorsqu’un article évoque sans plus de détails une action humanitaire menée par une « ONG italienne » !

 

Gabriele Rubini en pince pour l’humanité du Hamas

On peut encore citer les gentils mots de Chef Rubio qui, après avoir mitonné un plat de pasta alla salsa di pomodoro e basilico pour les détenus, s’emballe : « Cette incroyable rencontre entre les cultures a parfaitement réussi grâce à l’humanité des autorités qui ont permis l’entrée des ingrédients et du matériel ».

 

 

Merci le Hamas !

Merci Israël, surtout, qui n’applique aucun blocus sur les denrées alimentaires…

C’est donc une histoire un peu trop belle pour être vraie que nous vend l’AFP. Le chef amoureux des cultures étrangères est venu partager son savoir-faire et ses traditions avec de pauvres prisonniers eux aussi épris d’échanges culturels, qui « purgent une peine pour des crimes non-violents » (prière de croire cette affirmation émise sous le contrôle du Hamas sans qui aucun journaliste ne peut travailler à Gaza…) et sont, implicitement, prisonniers de l’implacable blocus israélien.

En réalité, ce chef a visiblement autant d’estime pour les Israéliens que les organisations avec lesquelles il travaille. Rappelons que, pour le FPLP comme pour le Hamas, l’ultime objectif est d’éliminer l’Etat juif et ses habitants.

En France, une partie de la population soumise au misérabilisme aveugle des médias sur Gaza est incitée par ce genre de récits à développer du ressentiment contre les Juifs, collectivement tenus pour responsables des malheurs des Palestiniens.

A l’heure ou les dirigeants des pays occidentaux récemment réunis pour une commémoration de la Shoah à Jérusalem proclament leur volonté de lutter contre l’antisémitisme, l’AFP et les médias qui reprennent ses informations (dans le cas présent L’Obs, La Croix, Challenges, Geo ou encore La Presse au Canada) ne devraient-ils pas être un peu plus regardants sur les histoires qu’ils diffusent ?

 

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Photo : capture d’écran Instagram

Derniers commentaires
  • C’est un détour mûrement réfléchi de cet extrémiste pour discréditer Israël !! Quelle comédie atroce et quel parcour minable pour ce rien du tout !!

  • Depuis le temps que l’Agence France Propagande publie ses saloperies bricolées, et ce, sous le contrôle du Quai d’Orsay toujours dans sa ligne inflexible de la politique arabe de la France, nous avons le droit d’être surpris qu’elle ne comparait pas régulièrement au tribunal.
    L’Italie connait une explosion du négationnisme et de l’antisémitisme.
    D’après les derniers chiffres d’une récente enquête, 15% des Italiens considèrent que la Shoah n’a jamais existé, alors qu’ils étaient 2.7% en 2004 (Jerusalem Post).
    Ainsi, lorsqu’un antisémite pathologique qui fait une fixation sur les Juifs et Israël veut vider sa haine, il lui suffit d’inventer un événement à caractère humanitaire destiné aux palestiRIENS pour que l’on parle de lui et que l’Agence France Propagande fasse sa promotion.
    Nous sommes très loin de la déontologie journalistique que cette agence a détruite pour ne diffuser que des mensonges, des diffamations, et des falsifications interminables des faits, ce qui permet d’organiser la désinformation des Français.
    Beurk, beurk, beurk, honte à ces minables propagandistes de la pire espèce qui ne sont qu’un ramassis de mercenaires dégénérés ….

  • Pourquoi s’inquiéter pour ce mec ?
    Il finira sans doute comme son compatriote amoureux des gazaouis : Vittorio Arrigoni

    Kidnappé alors qu’il vivait en bonne intelligence avec ses “frères” gazaoui, le militant Arrigoni a été torturé (images terribles) puis étranglé par ses potes.

    L’Italie est en train de finir en quenouilles avec des villages entiers sous la coupe de la shariah entre les arabe et les noirs venus d’Afrique Subsaharienne.

    On y pratique, dans ces villages où aucun flic italien ne peut entrer, la traite humaine et la production de drogues dures.

    Cela arrange les mafias locales qui ont de la main-d’oeuvre et les réseaux pour faire sortir toutes ces drogues. Avant, il fallait des mules : là, ils ont les esclaves (des gens peu chers) et des “cuisiniers” à domicile pour inonder le marché européen.

    Le cuisto Rubio devrait rester plus longtemps à Gaza.

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