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Contre les #FakeNews, l’alliance préoccupante de Facebook et Google avec certains médias

A la veille des élections présidentielles françaises, Facebook a commencé à vérifier, étiqueter… et enterrer les informations considérées comme « fake news » par ses partenaires qui sont tous de grands médias institutionnels. D’autres initiatives, impliquant notamment Google, se mettent en place. Réunies, les organisations engagées dans ces projets ont un poids énorme dans le monde des médias. La qualité de l’information en sortira-t-elle renforcée, ou est-ce autre chose qui s’annonce au delà des louables intentions affichées ?

 

Le concept des fake news (fausses nouvelles) est arrivé sur le devant de la scène depuis que Donald Trump a gagné les élections en accusant de manière répétée les grands médias de mentir et de déformer la réalité.

Le nouveau président américain, qui estime en outre que lui et son administration sont injustement traités, rembarre avec mépris les grands médias comme ce reporter de CNN (chaine sur laquelle il est régulièrement traité de malade mental) à qui il a adressé le fameux : « You are fake news! »

 

 

Il continue de plus belle à qualifier ainsi ses détracteurs depuis qu’il a été investi.

 

 

En faisant passer son message par d’autres canaux plus libres, comme Twitter, le candidat républicain a réussi à remporter l’élection contre la volonté des principaux médias. Mais ceux-ci espèrent maintenant avoir trouvé la parade en s’emparant du thème des fake news pour le retourner à leur avantage contre leurs adversaires.

 

Avec Décodex, le Monde s’auto-congratule

Une première démarche a été menée au mois de janvier. Le Monde a lancé Décodex, décrit comme « un outil pour vous aider à vérifier les informations qui circulent sur Internet et dénicher les rumeurs, exagérations ou déformations. » Le principe : l’internaute entre le nom d’un site d’information dans le système, qui lui indique si c’est une source fiable. Il suffit d’y taper «  www.lemonde.fr » pour comprendre l’absurdité du concept :

 

 

Le Monde s’octroie un 20/20 !

Décodex évalue les sites en fonction de penchants idéologiques qui permettent au site du journal communiste L’Humanité d’être jugé recommandable. L’AFP est adoubée par Le Monde (encore heureux que le client approuve son fournisseur !) : « La vérification de ses informations et la mention systématique des sources sont parmi ses principaux piliers, lui donnant une très grande fiabilité en règle générale. » Les lecteurs d’InfoEquitable savent bien qu’une telle définition est très éloignée de la réalité. Al Jazeera, la chaîne de la monarchie autoritaire qatarie proche des Frères musulmans, est aussi en vert… Mais des sites d’un bord politique opposé au Monde comme Valeurs Actuelles, Dreuz ou JSSNews, reçoivent des pastilles rouges ou oranges. En effet, Le Monde ne se cache pas d’appliquer des critères strictement idéologiques : l’un des griefs qu’il fait aux deux derniers est qu’ils sont « militants » et « pro-israéliens » : Décodex et ses concepteurs du Monde sont, eux, « militants anti-pro-israéliens », mais ils jugent qu’ils appartiennent au camp du bien et c’est à ce titre qu’ils se décernent un visa de respectabilité et de fiabilité.

Le Monde, qui est l’un des principaux organes de presse français, s’érige donc en arbitre de l’information. Il est juge et partie. Mais son idée pourrait se retourner contre lui, car certains utilisateurs désabusés de ce qu’ils lisent dans ce journal et chez ses confrères pourraient être tentés de consulter les sites notés comme « peu fiables », voyant cela comme le gage d’une information différente.

On peut donc considérer Décodex comme relativement inoffensif. Mais la chasse aux fake news va entrer dans une seconde phase beaucoup plus préoccupante.

 

La contre-attaque arrive sur Facebook

La France vient de rejoindre les Etats-Unis et l’Allemagne où Facebook a mis en place un système de « fact-checking » (vérification des faits) pour détecter les fake news.

 

 

Les utilisateurs de Facebook peuvent signaler des publications à des organisations de « fact-checkers » qui ont toutes au préalable adhéré au « code de principes international de fact checking » du Poynter Institute for Media Studies, émis par l’International Fact-Checking Network (IFCN). En fonction de leur propre jugement, ces organisations marquent certaines informations comme fausse information (fake news) pour avertir les autres utilisateurs du réseau social qui les consulteront.

 

“Contesté par des organismes vérificateurs tiers – Avant de partager ce contenu, sachez que des organismes vérificateurs tiers ont contesté sa véracité” (image : Facebook)

 

Une fois un article identifié comme « faux », les utilisateurs recevront un lien vers un article correspondant « expliquant pourquoi ce lien est faux ». Mais surtout, Facebook va entraver la diffusion des informations labellisées comme contestées : la publicité pour ce contenu sera interdite et les algorithmes de Facebook feront en sorte que l’article soit moins visible sur les flux d’actualité.

Facebook va donc s’arroger le droit d’appliquer une censure au moins partielle au contenu qui n’entrera pas dans la ligne décidée par ses partenaires.

Et ce n’est peut-être qu’un début, car certains parlementaires allemands voudraient même forcer Facebook à retirer dans les 24 heures les articles ainsi labellisés. L’Etat allemand pousserait donc ainsi à une forme de censure à quelques mois des élections fédérales de l’automne 2017. Il est vrai que l’année dernière a vu plusieurs événements qui ont effrayé les gouvernements en place : le Brexit, l’élection de Trump ou encore le refus du référendum constitutionnel italien. A la lumière de ces événements, la chancelière Angela Merkel a du souci à se faire pour sa réélection.

Il convient donc de se demander qui sont les partenaires sélectionnés par Facebook. Sont-ils vraiment impartiaux ?

En Allemagne, le « fact-checker » attitré par Facebook pour évaluer la véracité des informations signalées est Correctiv. Parmi les soutiens financiers de Correctiv, on trouve la fondation Brost, premier donateur avec 3 millions d’euros dont 925.000 en 2016. Cette fondation a été créée par la fondatrice d’un groupe de presse, Funke. Le vice-président de la fondation Brost, Bodo Hombach, a aussi dirigé le goupe WAZ (ancien nom de Funke) après avoir eu une carrière politique au sein du parti socialiste allemand SPD. Il est également président fondateur du conseil d’administration de Correctiv. Veut-on vraiment nous faire croire qu’un homme engagé en politique et dans les médias sera le garant d’un tri impartial de l’information ? Quant au fondateur et directeur de Correctiv, David Schraven, il travaillait de 2010 à 2014… chez Funke.

Correctiv est aussi soutenu par les Open Society Foundations de George Soros (26 884 € en 2016), qui financent des activités hautement politiques. La liste est longue, mais l’exemple de la Women’s March de Washington est révélateur. En effet, elle a été lancée contre Donald Trump le lendemain de son élection, officiellement pour défendre les femmes. Pourtant, sa collusion avec les islamistes les plus misogynes ainsi que des campagnes de diffamation anti-israéliennes font douter de son but véritable. George Soros a un objectif politique auquel chacun est libre d’adhérer ou non, mais sa partialité – journalistique ou autre – ne fait pas de doute. Est-il alors vraiment le mieux placé pour financer un organisme de censure aux critères idéologiques ?

Les Open Society Foundations de George Soros figurent également parmi les soutiens de l’IFCN de Poynter, l’organisme auteur du code de principes que suivront les « fact-checkers » – de même que Google et d’autres fondations comme celle de Bill et Melinda Gates et le Omidyar Network du fondateur de eBay, Pierre Omidyar. Ce dernier n’est pas le meilleur garant d’une indépendance journalistique, puisqu’il est très impliqué politiquement, notamment avec des liens vers George Soros et ses fondations. Il a investi 250 millions de dollars dans un projet journalistique, First Look Media, qui édite The Intercept sous la houlette du journaliste phare Glenn Greenwald dont l’obsession anti-israélienne n’a rien de factuelle. The Intercept possède une intéressante particularité : il fait appel aux délateurs de tous ordres, les enjoignant de communiquer au site leurs soupçons, leurs rumeurs ou leurs rancœurs. Le site donne de nombreuses instructions permettant aux « whistleblowers » de trahir leur pays ou leur employeur sans se faire prendre, mais on ne trouve nulle part mention de la façon il vérifiera la fiabilité de « l’information » ainsi obtenue. Serait-ce qu’il estime cette procédure inutile s’agissant d’un site « Sorosticalement correct » ? Si, malgré ce blanc-seing a-priori, un internaute malavisé se permettait de mettre en doute une info provenant d’une « source non officielle », parions que les « fact checkers » financés par leur sponsor ne trouveront rien à redire à sa fiabilité…

Poynter offre d’autre part aux journalistes une formation sur la couverture de l’islam. On y préconise que les journalistes minimisent la menace du jihad en comparant le nombre de victimes avec d’autres fléaux comme la faim, les maladies… Ce programme est soutenu par le Social Science Research Council, lui-même lié à George Soros. Qualifier l’émetteur du code de principes suivi par les « fact-checkers » de Facebook d’« apolitique » relève de l’oxymore, pas de la description.

 

Timing suspect : c’est juste avant les élections que le fact-checking de Facebook arrive en France

En France, le système est opérationnel depuis le 3 mars. Il fonctionne comme dans les autres pays, ainsi que l’explique Le Figaro :

 

Les utilisateurs français du réseau social pourront signaler une information dont ils doutent, qui sera ensuite analysée par des médias partenaires. Si au moins deux d’entre eux décident que cette information est contestable, le contenu sera indiqué comme étant problématique à l’aide d’un pictogramme. Les utilisateurs seront invités à se rendre sur le site d’un des médias partenaires afin d’obtenir plus de renseignements. S’ils souhaitent partager une information problématique, un avertissement s’affichera sur son écran pour les prévenir qu’elle a été déclarée comme peu fiable.

 

Et, là aussi :

 

« Une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé. » Les algorithmes de Facebook feront en sorte que l’article soit moins visible sur les flux d’actualité.

 

Qui seront les médias partenaires français de Facebook ? L’Agence France-Presse (AFP), BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes.

Ces médias sont-ils vraiment bien placés pour se poser en arbitres ?

Pour ne prendre qu’un sujet, la désinformation entourant les actes terroristes commis par des islamistes en France est patente. En février dernier par exemple, l’AFP a émis une dépêche reprise par de nombreux médias, dont plusieurs des partenaires de Facebook : L’Express, BFM TV et 20 Minutes :

 

 

L’article précisait cependant :

 

Une fois menotté, le suspect, originaire de Saint-Denis de la Réunion, a alors crié “Allah Akbar [Dieu est le plus grand en arabe]” et “On va tous vous tuer”, a indiqué le parquet de Montauban. “C’est l’acte d’un déséquilibré”, avait rapidement déclaré une source proche de l’enquête, écartant l’hypothèse terroriste.

 

La déclaration de la Maire de Montauban à la télévision était surréaliste :

 

 

Au moment où il a été maîtrisé, à ce moment-là, il a proféré les injures habituelles, Allahu akhbar, on va tous vous tuer, etc. Cette personne a fait l’objet d’hospitalisations d’office au moins trois fois, c’est quelqu’un vraiment qui a des troubles de comportement et des troubles mentaux.

 

On a donc un terroriste qui signe son acte de son cri de guerre, mais l’hypothèse terroriste est écartée et l’ensemble des médias accrédite cette version – même si tout le monde sait aujourd’hui ce que signifie le néologisme « déséquilibré. » Si un site internet avait titré « Montauban : attaque islamiste au couteau, le terroriste blesse une femme », les médias partenaires de Facebook auraient-ils préconisé de lui octroyer le label « fake news » en raison d’un abus de vérité ? Quel label méritent donc ces médias lorsqu’ils utilisent des euphémismes qui minimisent la perception qu’ont leurs lecteurs du danger terroriste ?

Et même si Facebook et ses partenaires étaient aptes à faire ce travail : est-il vraiment dans l’intérêt des consommateurs que les « vraies fake news » soient supprimées ? Comme l’écrit un observateur de la Russie, « même les fausses informations peuvent avoir une valeur. Etant quelqu’un qui suit la Russie, je dois voir quelles sont les nouvelles des sites de propagande du Kremlin que les gens partagent et dont ils parlent en Europe et aux Etats-Unis. La nouvelle politique de Facebook rend cela plus difficile parce que les liens seront relégués plus bas dans mon fil d’actualité. »

Facebook ne devrait-il pas d’autre part commencer par fermer définitivement des pages qui promeuvent non des informations seulement contestables, mais des incitations à la haine bien plus graves comme cette page du Fatah palestinien qui diffuse auprès de milliers de fans des vidéos et images antisémites attisant le terrorisme ?

 

Un dessin antisémite sur la page Facebook du Fatah comparant trois Israéliens kidnappés et assassinés à des rats, marqués du sceau juif de l’étoile de David. Source : http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/181726

 

Se pose enfin la question de savoir quelle est le rôle du pouvoir politique dans l’ouverture de cette chasse aux fake news, alors que la France est en période électorale.

 

Scrutin sous tension. A la veille de l’élection présidentielle, le ministère de l’Intérieur, la Direction interministérielle du numérique (DNISIC) et le cyberpompier de l’Etat (l’Anssi) déclenchent la chasse aux fausses informations (fake news). Tous trois veulent rencontrer les dirigeants de Facebook, Google, YouTube et Dailymotion en France.

 

En Union soviétique, le pouvoir contrôlait l’information puisqu’il ne tolérait qu’une vérité, la sienne. Dans une démocratie fonctionnelle, la diversité d’opinion doit être garantie et il n’est pas sûr que l’implication du ministère de l’Intérieur soit un bon signal dans cette optique.

 

Google entre dans l’arène

Les initiatives foisonnent puisque, en parallèle à ces projets, Google a également décidé se s’associer à Facebook  pour « lutter contre la propagation des « fake news » et aider les internautes à mieux s’informer » en France.

Google pilote la plate-forme CrossCheck lancée fin février, à propos de laquelle Le Figaro explique :

 

Les internautes seront invités à envoyer les informations dont ils doutent sur la plateforme afin qu’elles soient contrôlées. Toutes les questions seront recensées sur un site dédié. CrossCheck est aussi soutenu par Facebook, qui donnera accès à ses membres à un outil dédié au suivi en temps réel des contenus à forte viralité, CrowdTangle.

 

CrossCheck est un projet initié par First Draft, un réseau qui dit avoir pour but de « sensibiliser et de faire face aux défis que représentent la confiance et la vérité à l’ère du numérique. »

La liste des partenaires internationaux de First Draft est impressionnante :

 

 

Mais peut-on sérieusement affirmer lutter contre la désinformation en s’alliant par exemple avec Al Jazeera et AJ+, son canal vidéo par lequel la chaîne qatarie inonde les réseaux sociaux de sa propagande ? Un autre partenaire, ProPublica qui se donne pour mission de « produire du journalisme d’investigation dans l’intérêt public », est « la création des milliardaires et grands donateurs du parti démocrate Herbert et Marion Sandler. » ProPublica, est soutenue par d’importantes fondations, dont les Open Society Foundations de George Soros. Celles-ci soutiennent aussi Eyewitness Media Hub, partenaire fondateur de CrossCheck, qui se concentre sur les contenus publiés par les « témoins » (par opposition aux journalistes professionnels).

La liste est longue mais il est évident, à partir de ces quelques exemples, que les organisations impliquées doivent avoir de la « vérité » pour laquelle elles entendent travailler une vision très personnelle.

Pour la France, les partenaires de CrossCheck incluent l’AFP, Le Monde, Libération, France Télévisions, France Médias Monde…

 

 

Est-il besoin de préciser là aussi qu’il est douteux que la lutte pour « aider les internautes à mieux s’informer » bénéficie de l’implication de ces sociétés qui sont juges et parties ? Si les crash tests officiels étaient menés par les constructeurs automobiles eux-mêmes, leur feriez-vous confiance ? Ce n’est pas pour rien que des organismes indépendants font ce genre de travail. Pourquoi la presse ferait-elle exception ?

La belle ambition affichée s’efface de toute façon devant l’enjeu politique clairement énoncé par les concepteurs du projet :

 

Avec l’élection présidentielle en ligne de mire, les journalistes de rédactions françaises et étrangères vont collaborer pour identifier et vérifier les contenus qui circulent en ligne, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de « memes », de commentaires ou de sites d’actualités.

 

First Draft affirme d’ailleurs vouloir « Tirer les leçons des élections américaines. » L’un des coordinateurs de Crosscheck, qui est également adjoint à la rédaction en chef de l’AFP, précise : « En Grande-Bretagne avec le Brexit ou aux Etats-Unis avec l’élection de Donald Trump, “elles [les fausses informations] ont manifestement joué un rôle”. »

En d’autres termes, le résultat sorti des urnes n’était pas satisfaisant et le rôle des médias va être de remettre le public « dans le droit chemin »… Ce fact-checking ne s’inscrit pas dans une démarche de journalisme impartial, mais dans une tentative de faire pencher la balance et d’influencer la politique. Contrôle de l’information, élections, sacré mélange…

 

Facebook et Google drainent 80% du trafic !

Une récente étude indique que Google et Facebook fournissent à eux deux 80% de l’acquisition de trafic des sites médias aux Etats-Unis. C’est donc un quasi-duopole.

 

C’est pourquoi il est très difficile, voire impossible, d’exister en tant que média sans recourir à ces deux géants.

Voir ces groupes s’allier à certains médias se revendiquant d’une idéologie pour décider du contenu auquel le public aura accès est donc inquiétant. On n’imagine pas quel sera le contre-pouvoir qui permettrait d’éviter les abus de la part de ces organisations.

Au début de ce siècle, Facebook et Google ont été des instruments de libération de l’information en permettant à tout un chacun de s’exprimer. Désormais institutionnalisés, les voilà qui deviennent censeurs. Mais la soif d’information sera toujours là et l’Histoire n’a jamais vu de système de censure durable. Qui sera leur successeur ?

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Auteur : InfoEquitable

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